et maintenant mesdames et messieurs l'un des deux ou trois romans les plus importants du vingtième siècle, si mesdames et messieurs, et toujours le début en extrait, qui vaut en soi un roman :
Majestueux et dodu, Buck Mulligan parut en haut des marches, porteur d'un bol mousseux sur lequel reposaient en croix rasoir et glace à main. L'air suave du matin gonflait doucement derrière lui sa robe de chambre jaune, sans ceinture. Il éleva le bol et psalmodia :
— Introïbo ad altare Dei.
Puis arrêté, scrutant l'ombre de l'escalier en colimaçon, il jeta grossièrement :
— Montez, Kinch. Montez, abominable jésuite. »
si, je t'assure, c'est un grand livre, quoique pour tout te dire, je le possède dans son édition de poche, dans la vieille traduction (Auguste Morel, Valery Larbaud, Stuart Gilbert et l'Auteur), à savoir celle qui est coupée en deux petits tomes (n°771 et 722), je devrais donc dire que ce sont deux grands livres, mais je ne peux pas le dire puisque pour tout te dire, je n'ai lu que le premier tome
si tant est que tu ais lu mon roman Partie fine, qui est beaucoup plus court que Ulysse, tu pourrais être sujet à une expérience de déjà-lu
très fort si tu vois dans le tronc, ou plutôt si tu lis dans le tronc
Harry Man
P.S. : je te l'accorde, je ne donne pas beaucoup d'indices qui permettraient de comprendre, mais, et tu me l'accorderas, comme personne ne me lit, je peux écrire n'importe quoi.
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