voilà un noir fort en café, je t'en montre d'abord la robe
, et ensuite les premières phrases (quand je te dis qu'elles sont les meilleures, ou les pires, qu'elles te renseignent sur ce que l'auteur a dans le ventre) :
« Les gémissements d'extase qui montaient de l'appartement voisin tenaient Herbert Trimble éveillé, mais alors qu'il était étendu tout ouïe sur le lit, ils lui offrirent une idée d'histoire. Ce serait la meilleure histoire pourrie qu'il aurait jamais écrite. Tout ce qu'il avait à faire, c'était de sortir du lit, aller jusqu'à sa table, s'asseoir devant sa machine à écrire et commencer. Une feuille de papier était même déjà en place ; elle était vierge, engagée sous le tambour de la machine et ressortait à environ sept à huit centimètres, juste le blanc qu'il lui fallait en haut de page pour attaquer le paragraphe d'ouverture.
J'ai toujours voulu écorcher vif une femme. »
Harry Man
J'ai déjà lu un livre en entier pour moins que ça. Une bonne première phrase peut faire pardonner les cinquante premières pages. Après, c'est lancé, on ne s'arrête plus si tant est que le roman tient quelque peu sa promesse du début.
Rédigé par: Harry Man | 25.07.2006 à 09:37