En relisant d’anciennes notes, je suis tombé sur miss citation de La nuit de Walpurgis, par Gustav Meyrink, et ses dauphines. Je les mets ici, ça fera de la place là-bas : Alors se produira un renversement par lequel ce qui est en haut se trouvera en bas, ce qui est en bas se trouvera en haut. Des événements éclateront les uns après les autres, presque sans raison. Ce qui rappelle Matthieu 20:16, Marc 10:31, Luc 13:30, pour ceux qui connaissent : il y a des derniers qui seront premiers et des premiers qui seront derniers ; et puis qu’un jour prochain, quand il décachètera le sixième sceau, il y aura un grand tremblement de terre : le soleil deviendra noir comme l’intérieur d’un étron, la lune entière se teintera de sang, et les étoiles du ciel tomberont sur la terre, comme lorsqu’un pommier secoué par un grand vent laisse tomber ses fruits. Le ciel se retirera tel un livre qu’on roule, et toutes les montagnes et les îles seront repoussées sur les bords du monde. Les rois de la terre, les p.d.g., les chefs militaires, les banquiers, les bourgeois, tous les esclaves et les hommes libres se cacheront dans les grottes des montagnes, leur disant : tombez sur nous, et cachez-nous loin de la face de Dieu, et de la colère de Son Fils, car le grand jour de leur colère est venu, et qui pourrait subsister ?* Bon, d’accord, ce sera la nuit de Walpurgis, des millions de fois pire, car au lieu qu’une Prague de roman soit seulement touchée, ce sera notre réalité sans mélange, la justice qui voit au cœur nous expédiera, qui en enfer, qui au paradis.
Les dauphines de miss citation de La nuit de Walpurgis, par Gustav Meyrink, sont : quatrième, Quelque chose qui dort sous terre et puis, subitement, monte, monte, envahit la cave, attaque les murs et en une nuit fait crouler les vieilles maisons.
Troisième, C’était le sang qui montait ainsi des profondeurs : une mer de sang qui suintait de la terre.
Deuxième, Le sang : voilà les vraies eaux souterraines.
Et, en première dauphine, Le sang, le sang. Comme il en jaillit quand on coupe la tête à quelqu’un ! Bravo à toutes les candidates !
Qu'est-ce que tu penses des auteurs comme Gustav Meyrink qui, bien que celui-ci fût païen, nous transmettent le suspense de vivre, attendant la décision de l’Être Suprême concernant ses créatures, comme à la veille d'un second Déluge. J’écrirai dans les années futures un roman qui s’appellera : Le nouveau Déluge ; c’est prévu. Un Déluge d'hémoglobine, cette fois.
Harry Man
* : issu d'Apocalypse 6:12-17.
P.S. : tu as remarqué, j'essaie de retrouver le code html de la couleur du blog, violette.
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